4 tentations à résister pour booster ton SEO!

Qu’ont en commun JC Penny, BMW et Forbes?

Ce sont toutes des compagnies qui valent des millions, oui je te l’accorde, mais encore?

Ce sont 3 compagnies qui se sont fait pénaliser par Google, par le passé, pour avoir fait du black hat SEO.

C’est quoi du black hat SEO?

C’est une technique de référencement naturel non éthique, punissable par les moteurs de recherche et parfois même illégale. Pour faire simple, c’est tout ce que tu fais qui est contraire aux guidelines de Google.

Exemple concret: un internaute clique sur un lien organique Google et est redirigé immédiatement et automatiquement vers une autre page.

L’idée derrière ça est de jouer sur les faiblesses de l’algorithme pour avoir un meilleur positionnement naturel plus rapidement.

Je t’ai fait un petit dessin pour que tu comprennes mieux:

À l’autre extrême, c’est le white hat SEO, comme tu le vois à droite sur mon dessin.

Tu vois la ligne du milieu? En réalité, elle est assez floue et elle bouge constamment.

Les stratégies du grey hat SEO ne sont pas approuvées par Google, mais sont moins susceptibles de se faire pénaliser. Bien sûr, elles sont plus risquées que les techniques de white hat.

Rester dans le milieu risque de te donner de meilleurs résultats dans le temps, mais tu dois être à l’affût du moment où cette technique glisse du gris au noir pour Google.

Les pratiques de black hat SEO peuvent parfois s’avérer efficaces, mais sont risquées lorsqu’elles sont mal maîtrisées, car elles peuvent provoquer des sanctions de la part des moteurs lorsqu’elles sont détectées ou dénoncées. Imagine que Google décide de te faire perdre 30 places dans le rang, ou pire encore désindexe ton site. Aouch!

Dans cet article, je te parle de 4 techniques de black hat SEO.

Cloaking, le camouflage sur le web

Le cloaking en SEO pourrait être traduit par du camouflage.

C’est l’exemple que je t’ai donné dans l’introduction.

C’est ce qu’a fait BMW en 2006, qui lui a valu une désindexation de Google pour son site allemand en 2006.

Le moteur de recherche Google voyait cette page bourrée de mots-clés:

Cependant, le navigateur de l’internaute déclenchait automatiquement une redirection JavaScript vers une URL différente qui ressemblait à celle-ci:

Matt Cutts, qui est à la tête du web spam chez Google, en parle sur son blogue, si tu veux en savoir plus.

Je suis tombée sur cette super image (en anglais malheureusement) qui explique le fonctionnement à merveille:

(source)

Une tonne de contenu sans écrire un mot

On le sait tous, la création de contenu c’est la clé du référencement naturel. Et malheureusement, oui c’est long écrire du contenu.

Imagine payer un outil qui fait tout ça pour toi… Ça existe! Il y a même des outils qui vont générer du contenu sur ton site web automatiquement via de contenu d’autres sites. Ils vont utiliser différents data feeds et fils RSS.

Mais ce n’est pas tellement une bonne idée… Tu pourrais voir ton site pénalisé ou même complètement désindexé de Google.

C’est une manière de remplir son site sans effort, sans aucun contenu original. Au final, c’est du contenu copié et Google déteste ça. Et il y a des bonnes chances que ton audience déteste ton contenu aussi.

Google va même jusqu’à dire que les pages qui insèrent un podcast ou une vidéo peuvent être considérées comme du plagiat, à moins que l’auteur y ajoute son point de vue sur cette même page.

Une bonne méthode pour savoir si tu ajoutes assez de valeur, c’est de supprimer tout le contenu copié (ou qui ne vient pas de toi) de ta page et regarder ce qu’il reste. Est-ce que ça apporte quand même de la valeur?

Pour en savoir plus sur le contenu de qualité, je t’invite à lire cet article.

Une manière de t’aider à générer du contenu sur ton blogue est d’avoir recours aux articles invités. C’est une bonne méthode, mais tu dois avoir des consignes claires avec tes invités. Les articles ne doivent pas être en dessous de tes standards, sinon ils vont nuire à ta crédibilité.

Il est aussi suggéré de ne pas permettre de liens externes dans le texte (body). Si l’auteur veut un lien vers sont site web, alors ça devrait être autorisé dans le pied de page de l’article, comme on le fait pour les articles invités sur La Tranchée, tu peux voir dans ma bio dans le pied de page.

Si le site de ton invité n’a pas un bon DA, tu peux toujours faire un lien « nofollow ». Tu peux aussi lui offrir de faire un lien qui pointe vers sa page Facebook ou son profil LinkedIn, ça, c’est toujours safe.

Mais au final, ce n’est pas le lien qui compte. Si tu as un bon site réputé, avec du contenu de qualité, alors pour tes invités, avoir un article sur ton site aura plus de valeur que le lien au bas de l’article.

L’achat de backlink

Il y a plusieurs méthodes plus ou moins religieuses pour obtenir des liens vers son site web (c’est bon pour le SEO, j’en parle dans cet article).

Une d’entre elles consiste à faire du spam de commentaires. C’est-à-dire que tu multiplies les commentaires artificiels sur des blogues, des forums ou espaces de commentaires d’articles de presse en y insérant un lien (backlink) vers ton site. Tu peux le faire à la main ou payer pour un robot qui fait la job pour toi.

Mauvaise idée parce que 1- les sites luttent contre ça en modérant les commentaires 2- ils utilisent l’attribut « nofollow » et 3- Google attribue de moins en moins d’importance aux liens externes présents dans les espaces de commentaires.

Une autre méthode est d’acheter des liens sur d’autres sites dans ta niche. C’est pas mal plus facile que de te forcer à écrire des articles de qualité et te croiser les doigts pour qu’il soit repartagé sur d’autres sites reconnus dans ta niche! Ça sauve du temps et tu as des résultats rapidos.

Tu n’as qu’à écrire «Buy backlink» sur Google, et une tonne de sites d’offrent ce genre de service.

Alors, GO? Minute l’ami. C’est contre la politique de Google. C’est donc risqué.

Surtout que plein de sites vendent des backlinks de marde, sur des faux sites web, pour des pinottes. Ça, c’est très facile à savoir pour Google. Pas mal plus que si le lien provient d’un site crédible, dans ta niche…

Bref, sois au courant que ça existe, que c’est une pratique courante, mais tout de même risquée.

Un nom de domaine exact

plombierpascher.xyz, depannageserrurier.xyz, achetermedicamentenligne.XYZ… ce sont tous des noms de domaine qu’on dit exacts. C’est-à-dire que le nom de domaine est identique à une requête de recherche.

Dans le passé, avoir un nom de domaine comportant des mots-clés aidait à booster ton rang sur Google. C’est évident, si tu cherches un plombier pas cher, tu vas écrire sur Google «plombier pas cher» et le premier site qui va sortir sera (injustement pour les autres) plombierpascher.xyz.

Cette approche a longtemps fait du sens: les mots-clés compris dans le nom de domaine donnent un boost de pertinence SEO, donc les sites avec un nom de domaine exact positionnaient plus facilement parmi les premiers résultats.

Les gens ont poussé à l’extrême en achetant ce genre de nom de domaine pas nécessairement identique à leur nom de compagnie, mais seulement pour booster leur rang.

Ça permettait d’avoir un avantage compétitif injuste.

Google a finalement décidé de pénaliser les noms de domaine exact à faible qualité, les noms de domaine dit spammy. Depuis 2012, la mise à jour de Google, EMD Update, vise à pénaliser les sites au contenu pauvre qui s’appuient uniquement sur un nom de domaine reprenant les termes de l’expression travaillée.

Si ça adonne que ton nom d’entreprise est un nom de domaine exact, ça ne veut pas dire que tu vas nécessairement être pénalisé par Google. Si tu as du bon contenu de qualité dans ta niche, des backlinks diversifiés et de qualité, tu ne risques pas de sonner l’alerte rouge chez Google!

Conclusion

Dans cet article, je t’ai parlé de 4 pratiques courantes de blackhat SEO:

  1. Le cloaking
  2. La création de contenu par des robots
  3. L’achat de backlink
  4. Le nom de domaine exact

Ce qu’il faut en retenir:

  1. Sois créatif. Les meilleurs marketeurs sont les plus créatifs. Ça ne veut pas dire que tu devrais contrevenir aux politiques de Google (tu ne devrais pas). Ça veut seulement dire think outside the box.
  2. Pense au long terme. Les tactiques expliquées ci-haut sont toutes des techniques qui donnent des résultats rapides, mais qui sont merdiques sur le long terme lorsque tu te feras prendre et que tout sera à recommencer à zéro.
  3. Apprends des techniques de black hat. Je ne te dis pas de copier ces techniques, mais d’apprendre de ces dernières. Tu peux tourner des techniques de backhat en white hat et les appliquer à ton entreprise. Suffit d’être créatif (#1) !

QUI EST Marie-Pierre Guignard?

Avec son bac et sa maitrise en marketing en poche, Marie-Pierre aide Olivier à l'organisation du futur empire! Elle était directrice communication-marketing d'une PME de la région de Québec, avant de se joindre à l'aventure d'Olivier Lambert. Elle apporte à l'équipe par son énergie positive et son esprit vif.

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COMMENTAIRES

  1. Bonjour et merci pour cet article.

    On peut souvent nuancer les choses et notamment, il existe des techniques de cloaking White Hat qui sont recommandées et d’ailleurs utilisées par les plus grands forums et e-commerce du monde.

    Nous utilisons nous aussi du cloaking White Hat pour nos cocons sémantiques, avec de bons résultats.

    Au fait, qu’est-ce que le cloaking White Hat ?

    C’est tout simplement un cloaking qui ne modifie pas le contenu proposé aux internautes. Il ne fait que “dire à Google de ne pas suivre tel ou tel lien”, ce qui permet de sculpter la structure de son site web vis-à-vis de Google, sans casser quoi que ce soit en terme d’UI/UX.

    Le contenu n’étant pas modifié, Google ne peut pas dire que le cloaking est utilisé pour le tromper, tout simplement, donc pas de risque.

    Pour ce qui concerne l’achat de liens, étant donné que tous le monde en fait (en tous cas à partir du moment où la concurrence est forte…), on ne peut pas passer à côté.
    Il faut “simplement” faire en sorte que les liens achetés soient de qualité, qu’ils aient une utilité, qu’ils proviennent de sites thématisés et de qualité.

    Si un lien est justifié et utile, en quoi serait-il pénalisable ?

    Là aussi, il faut bien se faire accompagner. C’est pour ça que je ne travaille qu’avec les meilleurs en France et bientôt de part le monde, puisque mes clients sont maintenant aussi aux US, UK, etc. pour des cocons sémantiques en anglais natif.

  2. Merci pour l’article Marie-Pierre! Merci Stéphane pour ton commentaire, c’est bien d’avoir des exemple de tons de gris, disons pâles! :wink:

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