LES BUNKERS

Innover pour mieux régner: comment se démarquer dans son marché

Et si je te disais que le secret pour se démarquer en affaires, c’est tout simplement d’innover?

Tu me répondrais possiblement: bullshirt, ce n’est un secret pour personne. Et je serais tout à fait d’accord avec toi. Tu le sais, je le sais, tout le monde le sait qu’il faut innover pour se démarquer. C’est loin d’être le secret des dieux! 😅

Là où on fige, c’est à l’étape du « comment ».

Comment trouver LA bonne idée? Celle qui va te procurer le même feeling que quand tu finissais par avoir ENFIN la maudite étoile dans MarioKart; un boost d’espoir, de confiance, et la conviction que cet avantage te permettra de foncer et devancer la compétition…

Autrement dit, comment innover dans son marché et se démarquer de ses concurrents?

Il n’y a pas de génie sans un brin de folie…

Pour innover, trouver une idée géniale et mener le projet à terme, il faut d’abord être un peu fou.

Après tout, innover sous-entend qu’on se donne corps et âmes dans quelque chose dont on n’a aucune idée si ça va vraiment fonctionner… puisque ça n’a encore jamais été fait!

Bref, répliquer un modèle qui fonctionne déjà, c’est relativement safe. Innover, réfléchir en dehors du cadre et se lancer dans le « jamais-vu », c’est un peu fou. Alors, si tu fais des sceptiques dans ton entourage, c’est tout à fait normal!

Ne te laisse pas décourager par les haussements de sourcils. 🤔

Par exemple, je ne dis pas qu’Olivier est un génie (ça flatterait un peu trop son égo) mais j’ai définitivement pensé qu’il était un peu fou, une couple de fois en cours de route!

Comme:

  • Quand il a laissé sa job chez Voyages à rabais (où il gagnait 2x mon salaire à l’époque) pour vendre des formations en ligne. Loco.
  • La fois où il délirait sur le lancement d’une communauté en ligne d’entrepreneurs qu’il appellerait « La Tranchée » (what the… ) autour d’une fondue chinoise dans un souper de famille.

Sans oublier sa plus récente lubie, quand il m’a annoncé l’année passée qu’il avait décidé de créer et d’offrir en location un studio d’enregistrement vidéo à la fine pointe, entièrement automatisé et libre-service… Et dans notre patelin trifluvien, rien de moins! Cuckoo bananas! 🤣

Une fois de plus, j’ai haussé les épaules en me disant « Bahh, si quelqu’un peut vraiment mettre ça sur pied, c’est clairement lui », mais je restais, disons, voilée d’un scepticisme prudent…

Hé bien, après environ 16 mois à aménager, tester, retester, ajuster, ré-ajuster… le studio est officiellement lancé et l’engouement est renversant!

J’ai eu la chance de voir le processus de A à Z: chaque nouvelle pièce d’équipement testée, chaque processus mis en place et optimisé, chaque petit détail frustrant remplacé pour que tout fonctionne comme une machine bien huilée, de façon simple et automatisée. Je n’ai pas vraiment eu le choix, je me suis laissée convaincre au fur et à mesure que je testais les installations.

Le meilleur terme qui me vient en tête pour décrire le résultat: novateur. Alors, quel meilleur exemple pour m’inspirer cet article?!

Mais où puiser son inspiration?

Même si l’idée de créer un concept de studios automatisés semblait sortie de nulle part, être aux premières loges m’as permis de comprendre la stratégie derrière le projet.

L’idée était loin de venir de nulle part. Elle est née pile au croisement de champs de compétences et de problématiques vécues.

Champs de compétences

Tourner des vidéos d’une qualité professionnelle, que ce soit des vidéos de formation, de démonstrations, d’entrevues ou autres, ça demande le savoir-faire de plusieurs corps de métiers. On parle évidemment de tout ce qui concerne le réglage des caméras/lentilles, mais aussi de l’éclairage, la prise de son, l’aspect « post-production » de la colorisation, le nettoyage de l’audio, le montage…

Il y a de quoi se sentir dépassé, même quand on peut se vanter d’être très « techno ». Apprendre la production vidéo et tous ses aspects, c’est une tâche assez monumentale qui demande des années d’apprentissages, de pratique et d’essais-erreurs.

Mais est-ce que ça vaut vraiment la peine d’apprendre tout ça quand notre but n’est pas de devenir vidéaste professionnel?

Tout est relatif à notre champs de compétences et à nos objectifs. Dans ce cas-ci, ça a tout à fait du sens. Puisque La Tranchée crée des formations en ligne et qu’Olivier est particulièrement geek et passionné par l’équipement technologique, apprendre la vidéo et tout ce que ça implique était judicieux pour le développement de l’entreprise.

Problématiques vécues

Parallèlement, comme tous ceux qui utilisent la vidéo pour créer du contenu, on s’est retrouvés confrontés à deux-trois problématiques assez… disons déplaisantes.

D’abord, l’investissement astronomique nécessaire pour s’équiper en matériel professionnel était un « pensez-y bien. » À partir de quand est-ce que ça n’est plus rentable d’investir en équipement? Parce qu’au final, qu’on ait un setup à 5 000$ ou à 50 000$… Est-ce que les formations vont vraiment se vendre 10x plus?

D’un autre côté, il y a de plus en plus de contenu vidéo sur le web et, désormais, la crédibilité des entreprises passe par la qualité de son contenu. Donc, on se retrouve avec le problème de l’œuf ou la poule…

Ensuite, en coulisses des premiers épisodes de podcast de Scotch & Domination mondiale, on en a vu des vertes et des pas mûres! Ne pas avoir de studio dédié faisait en sorte que le temps de monter tout l’équipement, faire les tests techniques tourner et ranger tout l’équipement après les entrevues prenait un temps FOU!

Et crois-moi, personne n’est à l’abri d’un bogue technique. On a eu des sueurs froides causées par des cartes SD corrompues, des micros qui ne marchent pas et des caméras mal pluguées qui manquent de batterie en cours d’entrevue! 😱

Bref, l’aspect technique emmenait son lot de problématiques, de frustrations et de pertes de temps.

Solution!

L’éclair de génie a frappé en réalisant que non seulement les problématiques qu’on vivait, on n’étaient pas les seuls à les vivre, mais aussi que les compétences acquises au fil des ans permettraient non seulement de régler tous ces problèmes pour nous, mais aussi pour toutes les autres entreprises qui veulent créer du contenu vidéo!

La solution s’est ensuite imposée d’elle-même: Olivier a décidé de créer le studio d’enregistrement auquel il aurait rêvé d’avoir accès quand il a commencé à enregistrer du contenu vidéo.

Ces installations se démarquent de tout ce qui se fait en ce moment dans le milieu. Je n’exagère même pas.

C’est plus simple d’utilisation, plus abordable, plus flexible et plus performant. En fait, « simple » n’est pas le bon mot. C’est entièrement automatisé et à l’épreuve des techno-nuls. Honnêtement je ne savais même pas que c’était possible d’automatiser autant de trucs dans un studio d’enregistrement vidéo. Pour te donner une idée, un bouton à l’entrée permet d’allumer d’un coup l’éclairage, les micros et les trois caméras, et un autre bouton permet de démarrer et d’arrêter l’enregistrement. Ce n’est pas plus compliqué que ça, tout est pré-réglé et prêt à l’emploi!🤯

La première personne à qui j’ai montré comment utiliser le studio est Alexe (Les mots pour vendre). Ça m’as littéralement pris 5 minutes. J’avais l’impression d’avoir oublié quelque chose, forcément, et qu’un truc allait exploser pendant son tournage. Hé bien non, et elle a trippé sur l’expérience! Elle nous a même fait un beau témoignage! 😊

Stratégie vs pensée magique

Évidemment, il ne suffit pas que d’avoir une idée folle et de sauter dans le vide les yeux fermés. Même si tu as une idée emballante, novatrice et qu’elle habite chacune de tes pensées, ne fais pas l’erreur de jouer « all in » à une partie de chasse aux licornes.

Comme pour n’importe quel projet d’affaires, il faut partir avec les besoins du milieu en tête et développer ton idée stratégiquement. Et c’est valable autant pour des initiatives internes qui vont impacter le fonctionnement de ton entreprise que pour des idées de produits/services à mettre en marché.

Pour guider tes réflexions, demande-toi si ton idée:

  • va améliorer ou remplacer des processus désuets ou inefficaces?
  • emmener des gains en productivité et/ou en qualité?
  • propose quelque chose de nouveau, de foncièrement différent qui comble un besoin auquel personne ne répond actuellement?
  • te permettra de t’adapter rapidement à un marché en constante évolution?
  • améliore significativement un produit ou service existant?

Dans notre cas, le studio répondait à tous ces critères. C’était donc un no-brainer!

Ensuite, assure-toi que ton idée répond réellement à un besoin (ou désir). Ce n’est pas parce qu’il n’y a rien sur le marché qui ressemble à ton idée novatrice qu’il y a des gens qui sont prêts à payer pour ça. C’est peut-être même justement la raison pour laquelle personne n’a encore comblé cette part de marché, alors fais tes recherches!

C’est donc primordial de valider que, non-seulement les clients potentiels sont intéressés par ta solution, mais aussi qu’ils sont prêts à débourser le prix demandé (c’est une chose dire qu’on est intéressé, ça en est une autre de sortir sa carte de crédit!)

Pour le studio, c’était assez simple puisqu’on fait affaires quotidiennement avec des créateurs de contenu. À partir de là, il suffisait simplement de calculer à partir de combien de membres le projet deviendrait rentable et de voir si l’intérêt dans le milieu correspondait.

On peut aussi utiliser différents outils pour valider l’intérêt de notre public cible, comme l’analyse des tendances, des requêtes de recherche et la création d’un sondage.

Allez, fais-le!

Le studio est un bon exemple d’innovation qui fait du sens pour une entreprise comme La Tranchée. Ça sollicite les compétences acquises au fil des ans, ça règle tout un tas de problèmes au coeur même de l’entreprise et le studio nous permettra de régler ces mêmes problèmes pour les autres entreprises.

Maintenant, essaie de transposer ça à ta situation: est-ce qu’il y a des problématique vécues à l’interne qui pourraient être réglées de façon novatrice en utilisant vos champs de compétences? Et encore mieux, est-ce que ces solutions pourraient être commercialisée et vendues par la suite à d’autres qui se retrouvent avec les mêmes problèmes?

Bien sûr, la problématique peut aussi être externe et vécue par des partenaires, fournisseurs, clients, etc. L’élément clef à retenir est vraiment celui-ci: l’innovation naît du croisement entre un champ de compétences et une problématique à régler.

Ensuite, l’idée est de mettre cette solution sur pied de façon lean, en débutant par la plus petite itération possible de cette solution, comme un prototype, et de récolter les rétroactions immédiatement pour continuer à développer et perfectionner cette solution au fur et à mesure.

N’hésite pas à nous partager tes réflexions et idées en commentaires! 🙂

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