Comment se lancer en affaire sans argent avec la méthode lean

Se lancer en affaires sans un sou grâce à la méthode lean

Vous avez envie de vous lancer en affaires, mais vous pensez ne pas avoir les reins assez solides financièrement? Join the club! C’est le lot de la plupart des nouveaux entrepreneurs. Il existe pourtant une méthode pour lancer un produit ou un service avec très peu, ou pas de capital de départ, et ainsi réduire les risques financiers au maximum. Voici un tour d’horizon de la méthode lean, développée par l’entrepreneur Eric Ries, et expliquée de long en large dans le livre du même nom : The Lean Startup .

Les principes de base de la méthode lean

Pour l’entrepreneur américain et auteur à succès, Eric Ries, une start-up ou une entreprise en démarrage devrait être perçue comme une expérience où on commence par tester la température de l’eau en mettant au point une première version du produit que l’on souhaite offrir.

L’objectif n’est pas de concevoir le produit parfait dès le départ; l’objectif est de concevoir un prototype du produit ou du service. Dans certains cas, il peut ne s’agir que d’une description du produit et non le produit lui-même.

L’essentiel est d’aller rapidement chercher la rétroaction des clients potentiels pour prendre le pouls du marché et de créer, avec le temps, et par étapes, un produit adapté aux besoins du marché.

La méthode lean, une « assurance succès »?

La méthode lean permet d’éviter de se lancer dans la mise en marché d’un produit pour lequel il n’existe pas de marché ou pas assez d’intérêt pour que l’entreprise soit viable à long terme.

Rappelez-vous que, même si vous avez une idée qui vous semble géniale; que votre produit est livré dans les délais, en respectant le budget, qu’il est de qualité supérieure avec un design du tonnerre… il ne vaut rien si personne n’en veut. La meilleure idée du monde n’est pas gage de succès!

Avant d’engager des ressources et de passer six mois de votre vie à mettre en œuvre un produit fini qui ne répondra peut-être pas aux attentes des consommateurs ou qui n’intéressera personne, offrez un produit minimum viable (PMV) et mesurez l’intérêt pour savoir ce que les gens en pensent; le reste n’est que perte de temps!

Si l’idée est bonne et que l’entreprise enregistre une croissance, même faible, vous serez sur la bonne voie pour poursuivre le développement graduel du produit en fonction de la rétroaction de votre public cible.

Si l’idée n’est pas tout à fait au point, vous pourrez toujours changer de cap (pivoter) pour adapter le produit aux attentes des utilisateurs grâce à une approche terrain active, et ce, avant d’avoir investi trop de temps, d’énergie et d’argent dans la phase initiale de développement.

Plan d’affaires conventionnel versus la méthode lean

Lorsqu’on lance un produit, on a souvent espoir que les gens l’aiment. On se dit : l’idée est bonne, la conception est bonne, ça va marcher ! Erreur.

Imaginez quelqu’un qui déciderait d’investir tout son temps et toutes ses économies pour lancer une nouvelle sorte de peinture révolutionnaire, offerte dans une seule couleur, dans l’espoir que les gens aimeront tous le bleu par exemple.

Ce serait de la folie.

Pourtant, plusieurs plans d’affaires de type conventionnel sont basés sur des prétentions de ce genre : nous savons ce que les clients veulent maintenant et dans le futur et tout ira selon bien puisque notre plan est béton. Oups ! Il manque le facteur réalité.

La méthode lean navigue à contre-courant de celle enseignée dans les manuels de gestion. Elle propose d’éviter le gaspillage en 3 étapes simples : «Construire, mesurer, puis apprendre», tel est le leitmotiv que martèle Eric Ries dans son bestseller The Lean Startup.

Les 3 étapes de la méthode lean

La méthode lean propose aux entrepreneurs de lancer une première version du produit (ou service) pour obtenir une certaine validation, puis de se servir des commentaires pour apporter graduellement des changements ou itérations jusqu’à l’obtention du produit parfait.

En cas de réponse négative ou d’indicateurs qui ne sont pas favorables, il est recommandé de changer de cap, ce que l’auteur Erie Ries appelle Le Pivot .

Construire, mesurer, puis apprendre

1- Concevoir un PMV (Produit Minimum Viable) avec les fonctions essentielles :

Le but est de lancer la plus simple version du produit – souvent désigné par son terme anglo-saxon MVP [Minimum Viable Product] – et de valider que les fonctionnalités du produit répondent bien aux attentes des utilisateurs. Certaines entreprises ne créent même pas le produit ; elles en font le design et créent un site Internet et/ou de la publicité permettant d’attirer l’attention du marché cible vers le produit/service et mesurent ainsi l’intérêt avant de se lancer.

Le principe vaut également pour des sites marchands.

Prenons l’exemple de zappos.com qui a utilisé la méthode lean pour mettre en ligne des chaussures qui étaient achetées au fur et à mesure que les commandes étaient enregistrées, et ce, bien avant de chercher des distributeurs pour s’approvisionner en chaussures. N’étant pas certain que le public était prêt à acheter des chaussures en ligne, le site marchand a testé le marché pour connaître la réponse avant d’aller plus loin.

2- Mesurer l’intérêt auprès des utilisateurs

Une fois la première version du produit lancé, il est impératif de s’intéresser à l’opinion des futurs utilisateurs, et ce, le plus rapidement possible. En collectant des informations provenant du terrain, il sera possible de faire évoluer le produit. Pour la quasi-totalité des produits, les retours terrain montrent que le produit n’est pas adapté, qu’il faut le changer, l’adapter ou modifier tel ou tel aspect. Cette étape vous permettra d’avoir une idée plus nette des axes de développement et d’amélioration à mettre en œuvre pour ajuster le produit aux attentes des clients.

3- Apprendre

En fonction de la réponse et de la rétroaction des utilisateurs, il faut adapter le produit aux besoins. Si la réponse est positive, c’est alors le signe qu’il faut persévérer et continuer d’améliorer le produit. Au contraire, si les indicateurs sont mauvais, il faut alors pivoter, donc repartir sur de nouvelles bases.

Les avantages de la méthode lean

En adoptant une stratégie de gestion basée sur le développement continu d’un produit ou service, de pair avec les futurs utilisateurs, on évite d’engloutir bien évidemment de précieux dollars sans garantie d’un retour sur investissement.

Durant le processus, on se construit une banque de clients potentiels et on peut même changer de cap en cours de route en découvrant un filon plus prometteur grâce à la rétroaction terrain.

Si vous souhaitez tester la méthode lean, et que votre entreprise aura besoin de mettre en marché son MVP sans savoir si l’investissement en vaut la peine, voici quelques applications et ressources gratuites qui pourraient vous aider :

  1. MailChimp : plate-forme de marketing automation et service de marketing par courriel.
  2. Pixabay.com : banque d’images libres de droits
  3. Unsplash : banque d’images libres de droits
  4. Stocksnap.io : banque d’images libres de droits
  5. Canva : outil de création d’infographies
  6. Trello : outil de gestion de projets en ligne
  7. Toggl : logiciel de suivi du temps
  8. Wave: outil de comptabilité en ligne gratuit pour les startups et les petites entreprises
  9. Hootsuite : outil de gestion de réseaux sociaux
  10. WordPress : pour créer un site web, blogue, etc.

Malgré tout, en cas de revers, ne baissez pas les bras. N’oubliez pas que l’échec est nécessaire au processus d’innovation. Il permet tout simplement de prendre connaissance que le chemin de la réussite n’est pas celui qu’on avait imaginé ou souhaité.

QUI EST Marie-Claude Veillette?

Spécialiste en marketing de contenu, Marie-Claude a travaillé près de 20 ans comme journaliste généraliste, tant à la radio qu’à la télévision. Professionnelle ayant le souci du détail, elle est passionnée de communications et de marketing. Épicurienne, elle adore tout ce qui est beau et bon!

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COMMENTAIRES

  1. Super Article, merci Marie-Claude!

  2. Je pense que je viens de comprendre une coupel d’affaires moi-là… Il faut accepter finalement que dans certains cas, même si le projet est bien mené, et que le produit « semble » super, le projet peut ne pas fonctionner parce que tout simplement il ne répond pas aux besoins réels des gens.

    L’étude d’intérêt est un élément clé dans la projection d’un projet, tellement sous-estimé!!

    Excellent article !!

  3. Oui exactement, ce qui fait qu’une affaire marche c’est avant tout la réponse aux besoins du client, la transformation apportée

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