Tu n’as pas d’affaire en affaires! Aveux d’une marketeuse convertie.

Qu’est-ce que tu voulais devenir quand t’étais enfant? Quand tu t’imaginais adulte, c’était quoi la version badass de toi-même à laquelle tu rêvassais avec admiration?

(Je veux le savoir pour vrai, tiens-moi au courant dans les commentaires!)

Moi, à 8 ans je voulais être une romancière célèbre, à 9 ans je voulais être acrobate dans un cirque, après j’ai voulu être enseignante, archéologue, animatrice de radio, graphiste, designer d’intérieur… Au moment de choisir dans quoi j’allais étudier au cégep, je voulais être journaliste.

Fun fact, Oli a (brièvement) déjà voulu être curé quand il était petit. No kidding

Bref, la vie, c’est rare que c’est une ligne droite, et on a tendance à changer d’idée comme on change de bobettes.

Donc, quand vient le moment de choisir ce qu’on va faire dans la vie… Ça se peut qu’on choisisse un domaine qu’on n’aurait pas choisi l’année d’avant, ou même l’année suivante.

J’ai choisi Arts et Lettres. J’ai trippé.

Par contre, j’ai arrêté de vouloir être journaliste en cours de route. Hmm… Que faire… Retour à l’enseignement! Au bacc, je me suis donc dirigée vers « Enseignement des Arts. »

J’ai toughé un an. J’ai réalisé que j’idéalisais pas mal ce que c’était être prof au secondaire. Je ne faisais pas le poids, et la magie s’est effacée d’un coup de vent après mon premier stage.

Retour à la case départ… Que faire ensuite?

Mon université offrait un programme d’Histoire. J’ai toujours a-d-o-r-é l’histoire. J’ai donc consulté la brochure pour voir, et ça disait que je pouvais aussi être journaliste avec ça.

Bingo, ça ne m’en prenait pas plus pour m’inscrire! #destin

Trois ans plus tard, mon bac en poche, je travaillais dans un local un peu crade comme recherchiste pour une société d’histoire régionale. J’aurais pu continuer comme ça longtemps si mon trip dans la vie c’était scanner des négatifs de photos longueur de journée pour le gros projet de l’année qui était un calendrier historique. J’ai fait ça pendant cinq ans.

J’étais vraiment reconnaissante d’avoir un emploi dans mon domaine, mais en même temps chaque jour qui passait tuait un petit bout de mon âme.

Pourquoi est-ce que je te raconte tout ça?

Ne t’en fais pas, mon but ce n’est pas de partir sur un égo-trip autobiographique.

Je te parle de mon parcours aujourd’hui parce que je sais TRÈS BIEN comment on se sent quand on a envie de donner un coup de steering pour revenir en arrière et changer de parcours.

Quand on finit par réaliser que c’est possible, mais qu’on n’a aucune maudite idée par où commencer et qu’on cherche désespérément ce serait quoi le « bon move » pour se partir à son compte ou en affaires.

J’ai considéré embarquer dans la game des MLM pendant un gros 5 minutes. Je connaissais que dalle en entrepreneuriat et, dans ma tête, c’était ce qu’il y avait d’accessible pour une fille qui n’a pas vraiment d’affaire en affaires mais qui veut travailler de façon indépendante.

J’ai débuzzé quand j’ai réalisé à quel point c’était restrictif. Je voulais faire mes shits de façon autonome, pas avoir à lever la main pour demander la permission d’aller aux toilettes.

Parallèlement à ma petite crisette existentielle, mon frère venait de lancer son blogue.

« Un blogue… comme les skyblogs? 🤔 «  Je ne comprenais pas trop ce que c’était ni pourquoi il faisait ça. Intriguée, j’ai commencé à suivre ce qu’il faisait. Graduellement, il m’a impliquée dans ses trucs au niveau de la révision et de l’édition de ses livres et formations. J’étais aux premières loges de son ascension.

J’ai fini par comprendre à quoi il jouait, et j’étais complètement flabbergastée.

Les opportunités sur le web sont infinies et c’est une game dans laquelle aucun diplôme n’est pré-requis. C’est littéralement à la portée de tout le monde.

Attention, je ne dis pas que c’est « facile » de se partir une business en ligne, que nenni!

Et ce n’est pas fait pour tout le monde non plus.

Mais si tu as le bon mindset, un set de qualités et compétences de base, t’es en business. Ou du moins tu pourrais l’être très bientôt.

J’ai eu énormément de chance de pouvoir me joindre à La Tranchée et d’avoir Olivier comme mentor. Mon désir aujourd’hui est de partager avec toi les plus grandes leçons entrepreneuriales (et intrapreneuriales) que j’ai tirées au fil des années passées à collaborer et travailler avec lui.

Si tu te trouves à un carrefour dans ta vie professionnelle et que tu rêves de changement, voici ce que tu dois savoir pour prendre le taureau par les cornes!

« Say yes and you’ll figure it out afterwards »

Quand j’ai décidé de quitter ma job en histoire pour me joindre à La Tranchée, j’étais terrifiée. Je savais que si ça ne marchait pas, les chances que je me retrouve un poste dans mon domaine d’études étaient de minces à nulles (en tout cas dans ma région).

Et puis, un beau jour, je scrollais mon feed Instagram pour me changer les idées entre deux crises de panique et je suis tombée sur une citation de Tina Fey:

« Say yes, and you’ll figure it out afterwards »…

Ahh, Tina!

Quand j’ai lu ça, j’ai eu un de ces moments, une épiphanie, un éclair de révélation qui a complètement changé mon mindset. T’as déjà eu un moment comme ça?

J’avais l’impression qu’elle s’adressait directement à moi pour me dire d’arrêter d’hésiter et que j’avais ce qu’il faut pour m’adapter. J’étais prête pour le changement!

Sans le savoir, je venais d’adhérer au principe du « just in time learning« .

Autrement dit, on n’a pas besoin d’apprendre quelque chose avant d’avoir besoin de s’en servir ou de l’appliquer. J’ai appris qu’il y avait un nom pour ce principe quand j’ai lu le livre d’Olivier, Double ta valeur, quelques mois plus tard.

Donc, leçon #1: Ne te met pas de pression inutile. On n’a pas à être un expert dans un domaine pour être compétent dans la poignée de tâches qu’on aura à accomplir à court terme. Il suffit de commencer par apprendre ce qu’on a besoin de savoir dans l’immédiat et de garder en tête qu’on va continuer à apprendre en cours de route.

As-tu déjà vu le film « Catch me if you can? » C’est sûrement le meilleur exemple EVER du just in time learning. Ce gars-là (parce que oui, c’est basé sur une histoire vraie) avait du front tout le tour de la tête et une confiance en lui inébranlable! Je ne recommande absolument pas de s’improviser médecin sans avoir fait des études en médecine (duh, il y a quand même des limites!), mais il est la preuve que les limites perçues de ce qu’on « peut » ou ne « peut pas » faire sont très souvent des excuses qu’on utilise pour justifier notre inaction, souvent sans même s’en rendre compte.

Les ressources sont là! Tout ce qu’on a besoin à notre époque est une connexion internet, un ordi (ou même un smartphone fait l’affaire) et un peu de motivation. Des cours en ligne et de la documentation, il y en a sur tous les sujets!

C’est avec ce principe en tête qu’on crée et sélectionne les formations sur l’entrepreneuriat et le marketing web qui se retrouvent sur La Tranchée. On sait très bien que les membres ne sont pas tous au même niveau, donc on s’assure de bien couvrir les bases et d’offrir des formations d’introduction abordables pour ceux qui débutent (les cours d’introduction sont gratuits pour tous les membres!) et les cours avancés sont là pour qu’ils puissent continuer de progresser au fur et à mesure que leurs entreprises grandissent.

Alors, pas d’excuse!

Say yes, you’ll figure it out afterwards…!

Damn, j’ai manqué ma sortie!

T’sais, quand tu roules sur l’autoroute pendant un moment et que tu es hyper concentré sur la route et la toune qui joue (ou le podcast) et qu’à un moment tu te dis « non mais je suis rendu où là…? »

Après avoir dépassé une pancarte « Bienvenue à Nullepartville » tu réalises que tu es passé tout droit et que tu as manqué ta sortie. 😑

On a un peu le même feeling quand on réalise qu’on veut changer de métier et/ou se lancer en affaires.

On a envie de changer de route et de repartir vers une autre destination, mais on ne sait pas trop comment ça va être possible, ni par où passer pour s’y rendre et ne pas se perdre encore plus loin (admettons que Google Map n’existe pas encore là, et que tu n’as pas de mappe ou de GPS…).

On est complètement désorientés et on ne sait pas trop à qui demander son chemin; on croise du monde un peu louche et on n’est vraiment pas certains de leur faire confiance pour nous guider. 😬

Ce qui m’emmène à la leçon #2: trouve-toi un guide. Un mentor. Une communauté. Pour moi, bien sûr, ça a été Oli et La Tranchée.

C’est complètement fou ce que j’y ai appris! Et je ne parle pas juste des cours en ligne, j’en ai littéralement appris autant sur le forum, juste en lisant les questions et réponses, témoignages et suggestions des membres. Les enseignements qui y sont partagés ne sont pas théoriques. Ça vient de vraies personnes, qui font partie de la scène entrepreneuriale francophone et qui partagent les expériences qu’ils ont vraiment vécues. Leurs conseils et leçons valent de l’or.

Bref, arrête de focuser sur la sortie que tu as manquée, renseigne-toi auprès des bonnes personnes et poursuis ta route. Tu arriveras à destination, tu auras simplement emprunté un autre chemin!

L’arnaque du siècle

Au début, j’avoue que j’avais peur de dire que j’avais un background en Arts et en Histoire. Je me sentais comme le gars dans Jurassique Parc, quand les raptors essaient de le débusquer dans la cuisine, et je me disais « ne dis rien et ne bouge pas trop, ou tu vas te faire démolir! »

On a été éduqués avec la mentalité que pour faire la job « A », on a besoin du diplôme « A », pour faire la job « B », du diplôme « B », et ainsi de suite.

Donc, c’est normal d’avoir l’impression de ne pas être à sa place en entrepreneuriat/marketing quand on n’a pas de MBA ou même de Bac en Comm./Marketing…

Cette peur d’être démasqué, ça s’appelle le syndrome de l’imposteur.

J’étais atteinte de plein fouet quand j’ai commencé en tant que blogueuse, au moment où Oli m’a demandé de rédiger un article sur le syndrome de l’imposteur pour le blogue de Double ta valeur. (Coïncidence ou… 🤔) Je ne savais même pas qu’il y avait un terme pour nommer ce feeling là, et encore moins que c’était un phénomène super commun.

Donc, j’ai appliqué mon just in time learning, j’ai fait mes recherches pour rédiger l’article, ce qui m’a mené à la leçon #3: c’est important d’être indulgent avec soi-même et la seule métrique qui compte réellement pour juger de sa compétence, c’est les résultats qu’on obtient. Pas le nombre de diplômes, ou les années d’expérience. Ma mère m’a toujours dit: « Un imbécile diplômé, ça reste un imbécile. » Quelle sagesse! 😆

On gaspille beaucoup trop de jus mental à se remettre sans cesse en question. On a tous des compétences et des forces. Des accomplissements. Des bons coups. C’est là-dessus qu’on doit se concentrer et SURTOUT, viser l’apprentissage et l’amélioration continue.

C’est normal de ne pas se sentir à la hauteur de temps en temps. C’est même bon signe. Si tu es toujours convaincu que tu es surdoué dans tout ce que tu fais, il y a de bonnes chances que tu te trouves au mount stupid. (L’effet Dunning-Kruger, voir cette étude)

Alors compare-toi à toi-même et personne d’autre, prend conscience des aspects que tu dois travailler, poursuis ta route, et que la force soit avec toi!

Le marketing web pour les nuls

Quand Oli m’a demandé de m’occuper du blogue Double ta valeur, monté sur WordPress, je me suis dit « ça y est, je vais devoir apprendre à programmer… 😬 »

Je savais qu’un coup motivée je serais « capable », mais juste de voir des fonctions Excel me lève le coeur, donc ça ne me tentait pas tellement…

Mais bon, il faut ce qu’il faut!

Finalement, WordPress est TELLEMENT plus facile à utiliser que je ne l’aurais pensé! Oui, la partie hébergement est un petit peu complexe au début (mais vraiment pas tant que ça), mais une fois que le site est en ligne et fonctionnel, pas besoin d’être programmeur pour le modifier, le personnaliser et le tenir à jour!

Mon point dans cette histoire: j’entrais là-dedans avec l’idée préconçue que ça allait être très, peut-être même trop difficile pour moi.

Il y a mille raisons pour lesquelles on peut hésiter à se lancer dans un nouveau projet, j’entends souvent des: je ne connais pas ça, je n’ai pas le bon diplôme, ça va me coûter trop cher, je ne suis pas assez techno, je suis trop vieux/vieille pour apprendre, c’est trop compliqué…

Et en effet, il y a des bonnes raisons de ne pas se lancer dans un projet d’affaires. Mais ces raisons n’en font pas partie.

Ce qui m’emmène à la Leçon #4: nos croyances sont souvent des excuses qui nous empêchent d’avancer.

Les limites auxquelles on croit être confrontés ne sont pas toujours des « vraies » limites, elles sont souvent des croyances limitantes.

Une des meilleures façons de réaliser qu’on s’impose nous-mêmes des limites sans s’en rendre compte est de s’ouvrir, de partager nos expériences et d’apprendre de celles des autres qui se sont trouvés dans des situations similaires à la nôtre. C’est une des leçons les plus déterminantes que j’ai apprises sur le forum de La Tranchée.

Bien vite, ton « je ne peux pas parce que… » se transformera en « s’il l’a fait, je peux le faire aussi! »

TLDR; De quel bois tu dois te chauffer?

Donc…

Qu’est-ce que ça prend « vraiment » pour avoir sa place en affaires?

Que nos ambitions soient d’être travailleur autonome nomade, chef de PME ou dirigeant d’une multinationale, à la base, les 4 grandes leçons qu’on doit garder en tête sont:

Leçon 1-Just in time learning: ne pas attendre d’avoir l’impression d’être « prêt » avant de se lancer, on n’a pas besoin de pouvoir faire un triathlon avant de faire ses premiers pas!

Leçon 2-Mentor et communauté: savoir trouver des sources fiables pour progresser et s’entourer d’une communauté qui saura nous épauler.

Leçon 3-Syndrome de l’imposteur: ne pas laisser nos doutes et le sentiment d’être inadéquat freiner nos ambitions, mais plutôt prendre conscience de ses forces, faiblesses et viser l’apprentissage et l’amélioration continue.

Leçon 4-Croyances limitantes: ne pas confondre les limites réelles avec les fausses croyances qui nous empêchent d’avancer, souvent inconsciemment.

J’ajouterais aussi que s’il y a des qualités, des traits de personnalité qui sont communs à tous les entrepreneurs à succès que j’ai eu la chance de rencontrer avec La Tranchée, c’est la curiosité inépuisable, le désir de toujours continuer d’apprendre et l’ambition de changer les choses.

De changer le monde et le rendre un petit peu meilleur pour les autres et pour soi-même. C’est ça que je veux faire, finalement, quand je vais être grande.

Et toi? 😉

2020-08-19 13 minutes
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Comment une fille qui a étudié en Histoire s’est-elle retrouvée en marketing web? 🤔 C’est bien simple: elle a réalisé à quel point le web est en train de **révolutionner** l'entrepreneuriat et a eu un coup de foudre professionnel! J'ai un faible pour la création de contenu et le e-commerce et je fais partie de l'équipe derrière La Tranchée depuis 2017. J’aide les entrepreneurs et travailleurs autonomes à tirer profit des nouvelles technologies dans leurs stratégies marketing. 🔥
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Commentaires
melanie.halley
il y a 2 mois

C’est définitivement le point 1 que je dois travailler! Merci pour ce super article Mélodie. :slight_smile:

ememusique
il y a 2 mois

WoW quel article merci et bravo! Clair, vrai et in your face !

AmeliePaquette
il y a 2 mois

Bien expliqué et bien écris…je dois définitivement travailler sur le point 2. Travailler seul dans mon coin et dans ma tête m’aide pas à avancer. ; )

Melanie8
il y a 15 jours

Merci Mélodie pour ce bel article! Je m’y retrouve beaucoup, j’ai l’impression que tu l’as écrit pour moi :smiley: Je suis toute nouvelle ici et la valeur de l’ensemble du contenu que je trouve sur ce site jusqu’à présent est énorme! Bien hâte de lire tout le reste!

melodie_lambert
il y a 14 jours

Contente que l’article vous plaise!! :grin: :heart:

C’est un milieu qui peut être très intimidant et on peut se sentir dépassé assez vite, merci… Surtout quand on n’est pas tombés dans la marmite quand on étaient petits! :sweat_smile:

Mais la beauté de la chose, c’est que c’est quand même à la portée de tout le monde. Et c’est ce qui est magique de La Tranchée aussi, c’est que tout le monde est dans le même bateau. Il y en a qui sont des rameurs olympiques mais qui ne savent pas faire grand-chose d’autre que ramer, et d’autres qui se demandent par quel bord tenir la rame mais qui sont super bons pour savoir le vent souffle de quel bord.

On a tous quelque chose à partager, et quelque chose à apprendre! :wink: