Comment Poches & Fils a dépassé 3 millions par année à vendre des t-shirts!

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Bonjour et bienvenue dans le 13e épisode de Scotch et Domination Mondiale!

Aujourd’hui, on reçoit Alexandre Vanier, chef des technologies pour l’entreprise Poches & Fils, une entreprise québécoise vraiment sympathique qui fait des T-Shirts avec des poches.

Ils sont distribués chez Simons.

Alexandre a eu la gentillesse de venir en studio nous expliquer comment ils ont monté cette entreprise-là. C’est quoi les étapes à suivre, etc.

L’entrevue est en 2 parties. La semaine prochaine va plutôt se concentrer sur le marketing, les tactiques pour aller chercher de la croissance, bâtir un ecommerce, etc.

Aujourd’hui, on va discuter du développement des affaires: l’histoire de l’entreprise, comment être capable de mettre ce genre d’entreprise là sur pied.

Ressources discutées:

C’est quoi Poches & Fils

Poches & Fils, c’est simple. Tu choisis ton tshirt, tu choisis ta poche parmi les 70. Ils en ont pour les hommes, femmes, enfants et bébés. Ils ont des chandails en V, col rond, sweatshirt.

Le concept c’est que tout le monde peut trouver sa poche. À toutes les semaines, ils en ajoutent une nouvelle et en enlèvent une.

Poches et Fils existe maintenant depuis 2 ans et demi. Ils sont passés de 2 à 40 employés.

Dans la première année, ils ont vendu 10 000 tshirts, puis, en deuxième année, 100 000.

Ils continuent avec une croissance similaire, il y a 40% de croissance à chaque mois depuis leur existence. La machine continue de grossir à un rythme impressionnant.

Au début, c’était Antony et Nicolas qui vendaient des tshirts dans le parking de La Belle Province à Montréal, et aujourd’hui, ils sont 40 membres de la famille Poches & Fils.

Pour Alexandre, un gros in de l’entrepreneuriat, c’est d’avoir créé des emplois. Leurs employés, c’est un peu comme une gang de chums. Ça a un avantage social très impressionnant.

Il y a eu un bon moment où ils y allaient au jour le jour, ils n’auraient pas imaginé que l’aventure prendrait une grosse croissance comme ça.

Au début, ils n’étaient pas à temps plein. Ils n’avaient pas d’espace de travail. Ça leur a pris un bon 6 mois avant qu’ils comprennent qu’il y avait vraiment quelque chose.

Dans la première année, Alexandre a fait 4000$ en 6 mois. Après 6 mois, ils se sont assis et ont négocié leurs salaires.

Une brand humoristique

La brand de Poches & Fils est très humoristique.

Ils se sont servis de leur nom pour faire rire les gens et ont évolué pour en faire une vraie brand, mais qui fait rire les gens.

En mode, il te faut un élément d’identité fort. Et Poches & Fils a réussi ça avec l’humour.

Ils s’inspirent de MeUndies et Le Slip Français.

Avec les médias sociaux et les influenceurs, ça a donné une accessibilité à l’entreprise. Avec des approches comme MeUndies, TheDollarShave Club, etc. ça donne une proximité avec le client.

En mode, le côté humoristique est moins populaire. Les gens vont plus essayer de vendre du rêve et ils ont réussi à se différencier avec ça.

Quand les gens leur écrivent, ils leur parlent comme s’ils parlaient à un ami et non à une entreprise.

Comment on fait pour être vendu au Simons?

Au début, ils focussaient ecommerce seulement. Un moment donné, ça a tellement bien marché que des petites boutiques ont commencé à les approcher.

Ils ont commencé à accepter cette nouvelle réalité là.

Avant même qu’ils passent aux Dragons, Simons les a approché pour avoir leur produits vendus en magasin.

Ça fait maintenant 1 an qu’ils vendent et la courbe de croissance continue.

Ils sont aussi vendus dans les Sports Experts.

Ils ont des représentants qui font du démarchage pour eux, mais depuis 6 mois seulement.

Ça crée un peu de cannibalisation, dans le sens que des gens vont aller acheter en magasin au lieu du web. Et pour les prix, c’est Poches & Fils qui va décider et les magasins ne peuvent pas faire de rabais sans l’autorisation de Poches & Fils.

Ils doivent financer l’inventaire 3 mois à l’avance pour les commandes des magasins.

En ligne, c’est le contraire, c’est du juste à temps. Ils n’ont donc pas besoin d’inventaire. Ils avaient seulement besoin de 50 bases de chaque tshirt.

Chez Simons, ils vont avoir 5-10 modèles en exclusivité. Mais les gens, s’ils ne trouvent pas un tshirt qui leur plait, vont aller faire leur propre agencement en ligne.

Comment tu fais pour te partir une entreprise de tshirt?

Est-ce que tu vas au Bouclair t’acheter du tissus et commence à coudre?

Le modèle commun c’est d’acheter d’un revendeur (Gildan, Next Level Apparel, etc.) et après tu vas faire imprimer.

Poches & Fils a commencé en achetant leur tshirt d’un revendeur puis en achetant du tissus au Fabriqueville ou Club Tissus. Ils allaient chercher les tissus qui les allumaient le plus pour leurs poches.

C’était la mère d’un ami qui faisait la couture des poches dans son salon. Après ça, ils ont trouvé une couturière qui faisait ça de chez elle. Maintenant, ils ont 25 couturières à temps plein.

Quand tu as un certain volume, tu peux te permettre d’aller chercher un manufacturier directement. Au milieu de la deuxième année, ils ont commencé à faire produit leurs propres tshirts à l’étranger.

Pour Poches & Fils, c’est assez compliqué de faire affaire avec le Guatemala, à cause de leur modèle d’affaire juste à temps.

Ils pensent donc à tout rapatrier au Québec, pas nécessairement pour sauver des coûts, mais pour simplifier les opérations et aussi pour se rapprocher de leurs valeurs.

Ce qui est le fun en mode, c’est que tu peux commencer avec rien. Tu n’as pas besoin d’un montant à investir. Ce qui tue la plupart des entreprises de mode québécoise, c’est qu’ils vont faire produit beaucoup de modèles à l’avance et ils rentent pris avec leur stock.

Poches & Fils achetait à l’unité au début.

Pourquoi Shopify?

Dans le background d’Alexandre, il a beaucoup travaillé avec WordPress. Il avait touché à d’autres systèmes, mais il cherchait une plateforme très simple de maintenance, qui lui permettrait de focusser sur le marketing et les ventes plutôt que d’essayer de développer des trucs.

Shopify, c’est une solution tout en un. C’est rapide à faire, ça ne coûte pas cher et tu peux donc vendre assez rapidement.

Ça te permet aussi de dormir sur tes 2 oreilles, si jamais leur serveur plante, c’est eux qui le gèrent.

L’expérience du client est très bien peaufinée aussi avec Shopify.

Ça peut être aussi simple que de monter ton site web, d’aller acheter ton nom de domaine et d’uploader tes photos de tes produits.

Pas nécessaire d’enregistrer ou incorporer ton entreprise dès le début.

Commence par essayer de vendre d’abord et améliorer ton expérience, mettre en place du marketing, etc. Fait le plus de bruit possible. En ne passant pas trop de temps sur ton plan d’affaire, tu focusses sur ta croissance.

Shopify est assez facile d’utilisation, tout le monde peut l’utiliser.

Si tu penses à te lancer en ligne

Maintenant, c’est le meilleur moment pour te lancer. Si jamais ton idée marche, tu vas trouver des moyens de croitre. Si jamais ça ne fonctionne pas, ben tu vas passer à autre chose.

Tu n’auras pas mis des milliers dans des photoshoot, des techniques de ventes, des plugins, etc. pour finalement te rendre compte que personne en veut de ton produit.

Beaucoup de gens pensent que ça leur prend une présence sur les médias sociaux, une bonne stratégie et vont retarder à cause qu’ils veulent se bâtir une audience.

Faut savoir qu’il y a une grosse différence entre cliquer sur like et donner son numéro de carte de crédit.

Les deux peuvent cohabiter. Ne retarde pas avant de lancer ton entreprise et d’essayer.

Poches & Fils aux Dragons

C’est une émission québécoise. Ça a été un bon médium pour aller chercher de la visibilité.

Les gens pensent beaucoup que c’est à cause de ça qu’ils sont devenus gros. Ils ont eu un peak oui, mais ils sont ensuite revenus à leur courbe initiale.

L’expérience personnelle est vraiment cool. Tu parles à des millionnaires, tu peux pitch ton idée. Ils ont réussi à intéresser 4 dragons sur 5. Danielle Henkel n’était pas intéressée parce qu’elle ne voyait pas l’aspect social.

À la fin, tu es dans la ligue des grands.

Après quelques mois de discussions avec les Dragons qui leur avaient fait des offres, ils n’ont pas signé.

Ça les a amené à signer avec un autre investisseur avec qui ça fittait plus.

En terminant, au début, tu peux mettre plusieurs chapeaux et apprendre par toi-même. Mais quand ton entreprise prend de la croissance, c’est important de t’entourer des bonnes personnes et de focusser sur tes forces.

La première année, ça a été très tumultueux de travailler les 3 co-fondateurs ensemble. Ils ne se comprenaient pas trop, il y avait des bonnes frictions. Mais définitivement, c’est mieux 3 que 2 parce que tu en as toujours 1 qui peut trancher.

QUI EST Olivier Lambert?

Olivier est un jeune marketeur et entrepreneur qui a investi dans la publicité Facebook dès le départ. Il a pu tester la plateforme en profondeur chez Voyages à Rabais, où il a généré plus de 50K nouveaux leads qualifiés sur 18 mois, avant de lancer sa propre entreprise de formation en ligne. À son compte, il a transformé un investissement publicitaire de 50K$ en plus de 300K$ de revenu annuel et s’est établi comme la référence québécoise en publicité sur les médias sociaux. Il a ensuite lancé LaTranchee.com, une communauté en ligne dédiée aux entrepreneurs et marketeurs qui désirent maîtriser les nouvelles technologies pour mieux vendre et communiquer. Olivier se distingue par son style dynamique, ambitieux et surtout, divertissant!

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