Ma première expérience avec la haine…

Quelle est l’objection la plus commune lorsqu’on désire se faire un blogue ou une chaîne YouTube?

Certes, il y a le manque de temps, mais encore plus populaire est la peur du jugement des autres, la peur de se faire démasquer comme étant l’imposteur que nous sommes.

Chaque fois qu’on me parle de cette peur, ma réaction est toujours la même : « chill, on s’en fou, s’ils n’aiment pas, c’est juste qu’ils ne font pas partie de ton public cible yo! »

Sauf que c’est une chose de donner ce conseil et ça en est une autre de le vivre. Récemment, j’ai reçu une bonne dose de rétroaction non sollicitée. Et, bien que très désagréable, cette expérience m’a permis d’apprendre que :

  1. Il y a une raison derrière chaque message haineux.
  2. Lorsque quelqu’un parle en mal de toi, c’est en fait une opportunité à saisir.
  3. Lorsqu’on parle de toi dans ton dos, ça offre l’opportunité à ta communauté de réagir.

Mais avant d’expliquer chacun des points, j’aimerais te raconter un peu ce qui s’est passé ainsi que ma réaction initiale face à tout ça…

Ma toute première expérience!

Première expérience, c’est un grand mot. Après tout, j’ai ici plus de 3000 personnes qui me donnent leur opinion après s’être désabonnées de mon infolettre.

Sans compter qu’il m’arrive assez souvent de recevoir des courriels de gens qui répondent tout simplement « Fuck You » à mes infolettres. (J’interprète ça comme « veux-tu me désabonner s’il te plaît, mon cher Olivier »)

Mais ça, c’était plus des réactions de monde qui me trouvent fatiguant parce j’envoie 1.4 e-mails par semaine. Tsay… C’est pas du monde qui se réveillent la nuit avec une crise d’urticaire parce qu’ils ont eu le malheur de me voir dans leur rêve — ils me trouvent juste un peu trop insistant.

Mais tout ça a changé l’autre matin lorsqu’un ami m’a montré cette discussion sur Facebook.

Si tu es trop vedge pour cliquer (je comprends ça), il s’agit d’un long fil de discussion sur lequel les gens disent que:

  • Je vends du rêve
  • Je suis malhonnête
  • Mon contenu n’a rien d’original

La grosse polémique provient du fait que quelqu’un a jugé mon e-book par la couverture. Et dans ce cas, la couverture disait « 4 façons de faire 1 000 $ par mois sur Internet ».

Honnêtement, j’ai un peu l’impression de me faire prendre les culottes baissées et de répondre « c’est pas ce que tu penses! »

À première vue, c’est super salesy, cliché et spammy. Qu’est-ce que tu veux, l’industrie a une mauvaise réputation.

Ceci étant dit, si quelqu’un s’était donné la peine de lire LA PREMIÈRE PAGE du e-book en question, il aurait pu voir ça surligné en jaune :

Je ne parle pas « d’argent facile »! Si vous voulez une façon facile de faire de l’argent, allez travailler!

Alors, tu vois, ce n’est vraiment pas ce que tu penses!

Deuxième point, j’ai trouvé un peu étrange de me faire reprocher d’être malhonnête. Entre toi pis moi, qui prend le temps d’expliquer chacune de ses stratégies marketing et/ou techniques de vente à son public cible? Qui partage ses chiffres comme je fais? (P.-S. je publie mes stats, revenus et stratégies ici)

Les entrepreneurs de mon milieu gardent ces informations pour eux parce qu’ils ont peur que d’expliquer leurs stratégies de vente immunise leur clientèle à ces mêmes stratégies.

Finalement, reste la question de l’originalité.

Bien sûr, ce n’est pas comme si j’avais investi plus de 1 000 $ pour créer le premier sondage d’industrie sur les pratiques de marketing par courriel au Québec.

Oh wait

Je crée du contenu contre-intuitif et original, pas de question là-dessus.

Ceci étant dit, je dois également soulever un autre point : 90 % de mon travail est de vulgariser les recherches et les études de cas réalisées sur le marketing.

Ça veut dire que mon rôle n’est pas de créer du contenu original, mais bien de simplifier les choses au maximum! Tsay, voire qu’on va reprocher à un prof d’université de ne pas inventer son contenu!

Ceci étant dit, ça fait déjà 400 mots que je perds à défendre mon petit égo. En fait, le vrai message que je veux dire est le suivant : ça m’a pincé le cœur de lire tous ces messages, pis c’est correct!

J’ai eu l’impression pendant un instant de retourner au secondaire et de me faire écœurer par la gang sur le bord des fenêtres.

Ma première réaction a été l’incompréhension, puis la colère et finalement le sentiment d’être un imposteur.

MAIS

Il faut rester froid et analyser les choses comme un entrepreneur, non comme un petit garçon triste parce qu’on s’est moqué de ses cheveux sur l’heure du midi (j’avais une touffe épique lorsque j’étais plus jeune).

1. Il y a une raison derrière chaque message haineux.

Quand on te critique de cette façon, il faut réaliser qu’il existe toujours une très bonne raison. Ceci étant dit, la raison n’est souvent pas celle que tu penses. Derrière chaque message haineux se cache un malaise personnel. La critique en dit plus long sur la personne qui la lance que sur la personne qui la reçoit.

Il faut donc s’intéresser au contexte dans lequel ce malaise est apparu et au conflit de valeurs qui l’a causé. C’est un peu difficile à expliquer… Tiens, j’ai fait un dessin!

Comme tu as pu voir, ma première réaction a été de défendre mon point de vue à MOI. Détruire les arguments derrière cette critique, c’est égoïste et futile. Le conflit n’a pas été causé par une information erronée (donc qu’on doit corriger), mais par un malaise envers ce que je représente pour eux.

Il faut donc analyser ce conflit et se demander si, oui ou non, on a du contrôle sur ce qui l’a causé.

Voici quelques raisons derrière ces réactions:

  • Mon modèle d’affaires est en conflit direct avec le leur.
  • Je fais beaucoup d’argent et j’ai une grosse audience. Ils se jugent meilleurs que moi (cela peut très bien être le cas), donc trouvent la situation injuste.
  • La conversation a simplement offert l’opportunité aux gens de dire « je suis une bonne personne parce que je ne suis pas comme lui ».

Quand on connaît les raisons, on peut ensuite s’intéresser aux éléments déclencheurs.

  • Je mets le badge « Blogue marketing #1 au Canada » de Made In Blog. Lorsqu’on ne connaît pas ça, je comprends qu’on puisse juger que c’est de la prétention.
  • Cette publicité.
  • Mon image et mon texte de partage par défaut qui fait spammy as hell.
  • Le titre de ma page Facebook.

La première chose à faire va donc être de se demander « lesquels de ces éléments peut-on modifier sans faire de compromis avec sa marque et l’image qu’on souhaite projeter? »

Dans mon cas, j’ai changé les informations de partage par défaut de ça :

À ça :

Et pour ce qui est du logo « Blogue Marketing #1 au Canada », je devrais peut-être le retirer ou encore mettre un hyperlien dessus qui pointe vers une page qui explique le concours en question.

Ensuite, ma publicité est foutrement trop rentable pour y toucher, donc c’est un gros non, même si certains ne l’aiment pas.

Et finalement, le titre de ma page Facebook est épique, va chier si tu ne l’aimes pas!

2. Lorsque quelqu’un parle en mal de toi, c’est en fait une opportunité à saisir.

Une fois qu’on a analysé la raison derrière la critique et qu’on s’est ajusté, c’est maintenant le temps de saisir l’opportunité pour repositionner ton image de marque.

Pour ce faire, j’ai remercié une à une chacune des personnes qui ont pris le temps de me défendre lors de la conversation. Et finalement, j’ai envoyé ce message à la dame qui avait démarré la conversation dans le groupe Facebook.

Ce qui a entraîné la réaction suivante :

Et puis le lendemain celle-ci :

Avant de réagir à ce genre de critique, il faut réaliser qu’on a le moral high ground. Ce qui est ironique puisque la critique se base justement sur un moral high ground (je suis plus éthique que lui, mon marketing est plus gentil).

La chose à faire est donc de prendre toute son agressivité et sa rancœur et la mettre dans une petite boule bien dure pour finalement la repousser très loin jusqu’à ce que ça nous donne des brûlures d’estomac.

Ensuite, on dit 2 choses : « Tu as raison » et « Voici ce que j’ai fait parce que tu as raison ». Ce n’est qu’une fois qu’on a dit ces deux choses-là que la personne est prête à écouter, peu importe ce que tu as à dire pour ta défense.

3. Lorsqu’on parle de toi dans ton dos, ça offre l’opportunité à ta communauté de réagir.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’on va parler de moi comme ça, et sais-tu quoi? C’est une bonne chose!

Comme tu viens de voir, ça m’a donné l’opportunité de réagir! Peut-être que ceux qui me détestent vont continuer à me détester, c’est pas grave. L’important, ce sont les ambivalents et ceux qui regardent de loin.

Mais même si je n’avais pas pu réagir, c’est tout de même positif. Ce genre de conversation offre l’opportunité aux gens de te défendre!

Kim Auclair a publié un beau texte déplorant l’échange dans son groupe Facebook ainsi qu’une vidéo sur sa page Facebook.

Et ce qui est beau, c’est que les gens vont dire les choses que toi tu n’as pas le droit de dire. Tu n’as pas le droit de te vanter, mais quand ça vient de ton audience, c’est autre chose!

Conclusion

J’ai principalement écrit cet article pour rassurer les gens qui se partent une chaîne YouTube, un podcast ou un blogue. Peu importe ce que tu fais, tu vas toujours avoir un lot de haters et c’est correct.

Ça va t’atteindre, et c’est normal. Ceci étant dit, il faut se dire que ça fait partie de la game et que la critique en dit plus long sur ceux qui la lancent que sur toi.

Lorsqu’on te critique, essaie de trouver le conflit de valeurs qui a provoqué le malaise chez la personne et demande-toi ce que tu peux changer pour éviter que ce malaise se reproduise. C’est bien beau de dire « Il faut rester soi-même », mais il ne faut pas non plus « chercher le phoque », comme les jeunes de nos jours disent.

Oui, j’ai changé quelques trucs, mais je vais continuer d’écrire comme je parle (désolé Sylvain Martel), de parler de domination mondiale (désolé Sophie Giroux) et je vais très certainement continuer de vulgariser et rendre accessible du contenu qui, eh oui, existe très probablement déjà ailleurs sous une autre forme moins awesome.

Obama out.

QUI EST Olivier Lambert?

Olivier est un jeune marketeur et entrepreneur qui a investi dans la publicité Facebook dès le départ. Il a pu tester la plateforme en profondeur chez Voyages à Rabais, où il a généré plus de 50K nouveaux leads qualifiés sur 18 mois, avant de lancer sa propre entreprise de formation en ligne. À son compte, il a transformé un investissement publicitaire de 50K$ en plus de 300K$ de revenu annuel et s’est établi comme la référence québécoise en publicité sur les médias sociaux. Il a ensuite lancé LaTranchee.com, une communauté en ligne dédiée aux entrepreneurs et marketeurs qui désirent maîtriser les nouvelles technologies pour mieux vendre et communiquer. Olivier se distingue par son style dynamique, ambitieux et surtout, divertissant!

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